Une jeune femme qui vient d'amenager dans un luxueux immeuble new-yorkais apprend que l'architecte l'a concu pour les trois divinites malefiques qui gouvernent le monde.
Avec "Inferno", le réalisateur italien Dario Argento réussit une alchimie parfaite entre pouvoir des images, en combinaison adéquate avec la musique.
Peu importe que le scénarion soit biscornu et le jeu des acteurs, à pleurer.
La mise en abîme est atteinte grâce à l'obsédente musique distillée par un phonographe, un vieux vinyle du "Nabucco" de Verdi, dont la sonorité tirée et voilée accentue l'épouvante.
On est dans la définition même du genre : les personnages évoluent dans un univers a priori commun et réel; on écoute de la musique classique...
Le contrepoids est apporté par la répétitivité du son qui apporte sa touche hypnotique. Le malaise est accentué par la qualité du vinyle.
Enfin, la violence des images et la maestria esthétique du réalisateur complètent le tableau.
Comme à son habitude, le réalisateur témoigne son goût pour un expressionnisme gore, moins léché que pour "Suspiria", mais plus terrifiant.
L'ensemble est inégal, inabouti, mais tellement personnel et touchant à un absolu du genre.
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